Projet Zone Humide Mafou: Installation d'un dispositif de surveillance environnementale

Projet Zone Humide Mafou: Installation d'un dispositif de surveillance environnementale

Type de projet
National
L'état du projet
Approuvé

CONTEXTE / JUSTIFICATION

Sur la base de données socio-économique et environnementale collectées auprès des fournisseurs, la DNCVSOE est parvenu à réaliser trois rapports sur l’état de l’environnement. Il faut le reconnaitre que la DNCVSOE est tributaire de données fournis essentiellement par ses fournisseurs. Ces données, si elles sont régulièrement mises à jour, pourraient améliorer la qualité desdits rapports. Pour pallier cette situation, la DNCVSOE souhaiterait saisir de cet appel à projet lancé par le CEBioS pour renforcer ses propres capacités techniques de collecte et de traitement de données. C’est ainsi que le choix a été porté sur la zone humide de Mafou, dans le Parc du Haut Niger, dans la région de Faranah à quelques 460 Km de la capitale Conakry (Rép. de Guinée).

Pour y parvenir, nous souhaiterions mettre en place un observatoire dans la zone humide afin de collecter les données et informations pour mesurer les impacts des activités anthropiques qui sont réalisées dans l’environnement du parc.

L’idée trouve une base juridique du seul fait que la Guinée a ratifié la Convention sur la Biodiversité et présente des activités qui contribuent à la mise œuvre de celle-ci.

Selon la CBD, dans son article 3, la gestion de ces ressources incombe naturellement au gouvernement guinéen.

Cette gestion commence tout naturellement par l’estimation, la mesure des ressources existantes et la surveillance environnementale à travers la mise en place d’observatoire qui constitue un outil primordial pour ce type d’évaluation.

  1. Facteurs politiques.

Pour insuffler un développement socio-économique au pays, le gouvernement guinéen a élaboré un document de référence appelé le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES). Le quatrième pilier de ce document est consacré à la gestion et l’utilisation des ressources appelé gestion du capital naturel. La mise œuvre de ce plier est assuré par le Ministère en charge de l’Environnement. 

  1. Facteurs économiques

La population guinéenne est majoritairement rurale, elle tire l’essentielle de sa subsistance dans l’exploitation des ressources naturelles. Pour pérenniser l’accès aux ressources et permettre aux populations de les utiliser de façon durable, il serait indispensable de mettre en place d’une gestion participative,  rationnelle et efficace. 

  1. Facteurs socioculturels

Les zones humides jouent un rôle très important dans la vie socioculturelle des populations qui vivent aux alentours de ces zones. Toute une tradition est développée par les populations dans l’exploitation et la gestion des marres. Chaque année des fêtes sont organisées par les villageois pour démarrer les activités d’exploitation. 

  1. Facteurs techniques

La DNCVSOE, service relevant du Ministère de l’environnement, est doté des capacités techniques pour assurer les observations et surveillances environnementales au niveau national. Le manque de moyens financiers au niveau de la DNCVSOE fait que cette surveillance ne se réalise pas. Si le présent projet est financé par la Coopération belge, il permettra de réaliser le premier observatoire sur les zones humides. 

  1. Facteurs environnementaux

Au nombre de 16, les zones humides en Guinée rendent d’important services éco systémiques du pays. Pour une population majoritaire paysanne, la conservation d’un tel réseau d’aires protégées apporte beaucoup dans la lutte contre la pauvreté en résolvant les problèmes alimentaires et autres.

  1. Facteurs juridiques

Une telle conservation ne peu se faire sans données et informations, la loi l/2014/019/an du 08 juillet 2014, portant Organisation et réglementation des Activités statistiques nous donne droit de posséder et de gérer nos propres données et de les fournir à tout autres utilisateurs.

Objectifs

Objectif global

Les données écologiques manquent cruellement en Guinée. Toutes les statistiques sont vieillissantes, donc les décisions prises sur la base de telles statistiques sont peu fiables. La DNCVSOE a été créé pour combler ce manque de données écologiques en procédant à une surveillance environnementale. Le service créé peine à réaliser ce travail par manque de moyen financier. L’objectif global du présent projet est la mise en place d’un observatoire au niveau du PNHG pour contribuer à la mise à jour des données biologiques et socio-économiques autour du parc.

 

Objectifs spécifiques

Le PNHG est l’un des rares sites d’aires protégées du réseau des AP (Aires Protégées) ayant bénéficié d’un plan d’aménagement (1999-2003), ce plan aura permis de faire une caractérisation socio-économique et environnementale du site. Tout plan est appelé à être révisé sur un pas bien choisi. Celui du PNHG s’est achevé depuis 2003, il y a de cela 17 ans.  Le plan 1999-2003 a comme résultat, une liste de 54 familles et de 167 espèces de plantes.

L’objectif spécifique du présent projet est de :

  • réviser cette liste pour connaitre ce qui est resté après tant d’années ;
  • Archiver et publier les données sur les plates-formes informatiques (site CHM/GUINEE et l’instance IPT (Integrated Portal Tool) du GBIF/GUINEE) pour un accès libre.
Guinea
Date seulement
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